| BODY ART Piercing |
| LE PIERCING | |||||||||||||
| Le Piercing ou perçage de la peau, remonte à la nuit des temps. Ses origines géographiques et ethniques sont multiples. Il consiste à poser un objet - un ornement, sur la peau en transperçant certaines parties du corps. Peut être plus ancien que le tatouage, il revient à la mode parmi les signes d'identité qui envahissent nos sociétés occidentales.
La pose d'un objet (métallique, plastique ou autre) sur certaines parties de la peau revient à porter un bijou de façon permanente. En 1528, Christoph Weiditz dessine l'un des onze Aztèques ramenés en Espagne par Cortès et note : "Ils ont des bijoux précieux insérés dans le visage ; ils peuvent les retirer et les remettre quand ils veulent.". On trouve toute sorte de matériaux : or, argent, platine, acier inoxydable, cornes, bois et aujourd'hui résines fluorescentes. Le nickel, le laiton et le cuivre sont à bannir. Les formes sont elles aussi très diverses : anneaux, chaines, boules, pics, barbells, épingles... Différents styles existent, comme pour le tatouage : ethnique, punk, cyber, techno, sadomasochiste...
Le piercing de nez est très attractif et accentue le visage car le nez est la partie la plus prohéminente de celui-ci; Leonard De Vinci affirmait que le nez donnait du caractère à tout le visage. On a retrouvé des traces du piercing de nez au Moyen Orient il y a 4000 ans, on le mentionne dans la Bible Génèse 24:22 Abraham demandait à son plus vieux serviteur de trouver une femme pour son fils. Le serviteur trouva Rebekah, et un des premiers cadeaux qu'il lui fit fût un "anneau d'or". Le mot original en Hébreu fût Shanf, qui peut se traduire par anneau de nez. Cette pratique a été suivie par les peuples Berbères, les tribus Beja d'Afrique et les Bédouind du Moyen-Orient, la taille de l'anneau étant en rapport avec la richesse de la famille. Cet anneau était offert par l'homme à sa femme lors du mariage et constituait sa sécurité s'il y avait divorce. Le piercing de nez fût apporté en Inde, où il était réservé aux castes supérieures, durant le 16ème siècle par les empereurs Mongols. En Inde une perceuse de nez (Phul) ou un anneau (Nath) sont usuellement portés sur la narine gauche. Ils sont parfois accompagnés d'une chaine qui rejoint l'oreille. Dans certaines régions, les deux narines sont percées. La narine gauche est percée en Inde car elle représente le point associé à ce qu'ils nomment " Ayuvedra" (en Médecine Indienne) qui se rapporte aux organes génitaux de la femme. Il assure une meilleure fertilité et diminue les douleurs menstruelles. En Occident le piercing fit sa réapparition dans les milieux hippies des années 60 suite à leurs voyages en Inde, où les babas-cool venaient chercher une spiritualité nouvelle à Goa et ailleurs. Il fût ensuite adopté dans les années 70 par les punks et était un symbole de rebellion contre les valeurs conservatrices de sparents, employeurs et autres détenteurs du pouvoirDe nos jours le piercing est devenu socialement plus acceptable.
La perforation du septum est probablement la deuxième perforation la plus pratiquée parmi les peuples primitifs après la perforation de l'oreille. Il est probablement aussi populaire que la perforation de nez, avec l'attraction supplémentaire que la perforation peut être étirée et de grands morceaux de bijoux peuvent y être insérés comme les défenses de porc, des morceaux d'os, des plumes, des morceaux de bois, etc... La perforation de septum est particulièrement répandue chez les guerriers car leur donne un aspect féroce. L'utilisation de défenses d'animaux dans le septum est très répandue en Irian Jaya, en Nouvelle-Guinée et aux îles Salomon, les défenses du porc étant les plus populaires. Certains utilisaient même des os de tibia d'un ennemi massacré dans la bataille. La perforation de septum était aimée par les Azteques, le Mayas et les Incas. Ils ont porté toute une variété de bijoux, mais le jade et l'or étaient les plus populaires en raison de leur associations religieuses. La perforation est également populaire en Inde, au Népal, et au Tibet, un pendentif nommé "Bulak" est porté, ils sont quelque fois si grands qu'ils doivent être soulevés pour pouvoir manger. Au Ràdjasthàn ces Bulak sont particulièrement raffinés, et extrêmement grands. La perforation de septum a été largement pratiquée par beaucoup de tribus indiennes nord-américaines, le nom de "Nez Percés" d'une tribu de l'état de Washington, provient de leur pratique de se percer le septum, ce nom leur a été donné par les commerçants français en fourrure. Les Indiens modernes du Panama continuent cette pratique en portant d'épais anneaux d'or pur dans leur septum. Les aborigènes australiens ont percé leur septum et y ont passé un long bâton ou un os pour aplatir leur nez, ils pensaient qu'un nez plat pouvait être plus désirable et attirerait les jeunes filles!
L'origine se trouve en Egypte : il s'agissait d'un apanage exclusivement réservé à l'époque au pharaon et aux familles royales. Aujourd'hui, il fait partie des piercings les plus prisés par les femmes.
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