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| LE TATOUAGE | |
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Bien que le tatouage se démocratise un peu plus chaque jour, bien que les rangs de ses adeptes s'enflent un peu plus chaque jour, particulièrement auprès des jeunes, le législateur, lui, ne semble ni vouloir, ni pouvoir fixer des règles aux professionnels. En France les tatoueurs et les perceurs sont considérés comme des artistes et échappent à toute réglementation sur le plan sanitaire.
Le mot tatouage tire son origine du tahitien "TA-TU" qui dérive lui-même de l'expression "TA-ATOUAS", composée de "TA" (dessin) et "ATOUAS" (esprit). En effet, les indigènes marquaient ainsi leur corps afin de se concilier les grâces, la protection et les faveurs de leur esprit. La pratique du tatouage, qui remonte aux temps préhistoriques, représente une forme de décoration permanente qui est une façon d’exprimer son individualité et son identité, plus récemment, une forme de maquillage permanent pour les femmes. Pendant le tatouage, le praticien dépose des pigments dans la peau à une profondeur de 1 à 2 millimètres de manière à créer l’empreinte d’un dessin. L’artiste peut faire le dessin à la main ou, le plus souvent, il suit le modèle au pochoir qui a été copié sur la peau avant le tatouage. Le tatouage cosmétique peut être utilisé pour les paupières et les mamelons. L’appareil à tatouer électrique moderne (dermographe) fait vibrer un groupe de fines aiguilles plusieurs centaines de fois par minute, ce qui crée une série de perforations dans la peau. Les aiguilles remplies d’encre font pénétrer le pigment dans la peau. Les aiguilles pénètrent l’épiderme et atteignent le derme.
Même si en France aucune législation n’a
encore été mise en place, par soucis de professionnalisme
de nombreux tatoueurs s’engagent aujourd’hui à respecter
un certain nombre de règles d’hygiène. En effet,
la technique utilisée pour la réalisation d'un tatouage,
de par l'utilisation d'aiguilles, représente une effraction cutanée
entraînant certains risques infectieux. Les infections les plus
courantes sont dues à des bactéries et parfois à
des virus.
Malheureusement, toutes ces bonnes pratiques ne sont
pas pratiquées, dans la plupart des cas, dans leur intégralité
et des complications plus ou moins graves peuvent apparaître.
Ainsi, certaines pratiques peuvent augmenter les risques de contraction
d’une maladie transmissible par le sang comme l'hépatite
B, l'hépatite C, le VIH, et l'herpès. Dans ces cas extrêmes,
seul un dépistage permet de diagnostiquer la pathologie et de
mettre en place un traitement le plus rapidement possible. Dans la majorité
des cas, les complications sont plutôt des infections bactériennes
de la peau douloureuses et nécessitant un traitement rapide. Le tatouage restant un traumatisme pour la peau, il
est nécessaire de prendre quelques précautions pendant
les deux semaines qui suivent l’opération. Le pharmacien
peut donner quelques conseils simples à la personne tatouée
: Source: pharmanatur.com |
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