| STUPEFIANTS Civilisations |
| Psychotropes et cultures : usages et traditions. |
| CIVILISATION OCéANIENNE | |||
![]() | Il y a deux psychotropes traditionnels et très répandus en Océanie, le kava et le bétel. Le kava (Piper methysticum), un membre de la famille des pipéracées, est une plante cultivée, apparentée au Piper wichmannii sauvage. Le mot bétel désigne à la fois un poivrier grimpant (Piper methysticum) et un masticatoire aux effets toniques et légèrement narcotiques qu’on obtient à partir de ses feuilles pilées avec d'autres ingrédients. | Articles | |
| CIVILISATION BABYLONIENNE | |||
![]() | Le plus ancien témoignage écrit sur le pavot remonte à 3.000 av J.-C. et se trouve sur une tablette d’argile retrouvée à Nippour, capitale des Sumériens. L’inscription gravée en cunéiforme décrit la cueillette matinale du suc de pavot appelé « plante de joie ou de bonheur » en sumérien comme en babylonien. | Articles | |
| CIVILISATION CHINOISE | |||
![]() | Les références à l’usage du chanvre ne manquent pas, la plus ancienne à l’utilisation du chanvre comme psychotrope remonte à 2700 av. J.C. : on le trouve dans la pharmacopée de l’empereur Chen-Nong où il est recommandé comme sédatif et remède contre l’aliénation mentale. | Articles | |
| CIVILISATION EGYPTIENNE | |||
![]() | Vers 1.552 av J.-C, c’est en Egypte, sur le papyrus d’Ebers que l’on trouve une inscription concernant l’usage du pavot pour arrêter les cris des bébés.
Les Egyptiens, faisaient sans aucun doute commerce de l’opium, en l’occurrence celui de l’opium hebaicum dont la réputation était déjà assurée au XIIIème siècle avant J.C. et dont les échanges se développaient alors
rapidement. | Articles | |
| CIVILISATION PRé-COLOMBIENNE | |||
![]() | Dans les Andes, depuis l’époque Inca, les paysans mâchent des feuilles de Coca pour tromper la faim et accroître la résistance au froid et à la fatigue, tout comme nous consommons du café et du tabac... | Articles | |
| HINDOUS | |||
![]() | Dans l’Atharva Véda et le Rigveda, textes sacrés de l’hindouisme, les auteurs font très souvent référence à la consommation de chanvre mais aussi de soma, substance considérée comme sacrée provenant probablement d’un champignon hallucinogène, l’Amanite muscaria (plus connue sous le nom d’amanite tue-mouche) ou encore de l’Harmala, une fleur du plateau iranien encore utilisée dans cette région pour ses vertus thérapeutiques. | Articles | |
| INDIENS D'AMéRIQUE | |||
![]() | Dans les sociétés dites "primitives" la drogue est souvent associée au "sacré". Par exemple pour les indiens guajiro du Venezuela, les infortunes frappant les hommes sont le fait d'êtres aux pouvoirs surhumains, dits pülasü - qu'en Occident nous appellerions créatures surnaturelles, dieux ou esprits. | Articles | |
| MONDE ARABE | |||
![]() | Au XIIIè siècle, c’est la secte persane des hachîchiyyîn qui fait parler d’elle. Ce groupe fondé par un maître ismaélien pratique l’assassinat politique comme stratégie pour combattre ses adversaires. En 1275, Marco Polo raconte comment les haschîchiyyîn étaient mis en condition après avoir bu un breuvage à base de haschich, d’opium et d’hallucinogènes. | Articles | |
| MONDE OCCIDENTAL | |||
![]() | En Europe occidentale, la consommation de boissons fermentées à base de raisins ou de grains (houblon, orge, malt) est inscrite dans deux civilisations européennes : les Romains qui ont introduit la vigne dans les territoires conquis en Europe, et les Celtes qui connaissaient l’hydromel et les boissons à base de fruits et de grains fermentés. | Articles | |
| TRIBUS AFRICAINES | |||
![]() | Au Gabon et au Congo, on trouve l’iboga, plante hallucinogène proche du LSD 25, dont la consommation est liée à des cérémonies initiatiques et à un culte puissant. On consomme également la noix de Cola, un stimulant contenant de la caféine et entrant dans la composition d’une boisson universelle bien connue. Mais on trouve aussi le Kat, un arbuste dont on consomme les feuilles stimulantes au Yémen, en Somalie et en Ethiopie. | Articles | |
Autrefois, le mot drogue désignait un " médicament ", une préparation des apothicaires (pharmaciens) destinée à soulager un malade. Puis il a été utilisé pour désigner les substances illicites et surtout l'héroïne. Aujourd'hui, pour nommer l'ensemble de tous ces produits, que l'usage en soit interdit ou réglementé, et qui agissent sur le cerveau, on emploie aussi le terme de "substances psychoactives".
A titre d’exemples anthropologiques et ethnologiques, nous vous présentons certaines drogues traditionnelles dont l’usage médico-religieux - qui remonte à la nuit des temps - est attesté par la tradition orale, mais aussi dans des ouvrages philosophiques et religieux.